Kate fume sa clope topless : le chic…
La blogueuse du lundi, aujourd’hui c’est Hak’ du blog No Fashion Sense !
En ce moment j’ai une obsession ultime. Ce ne sont ni les cuissardes, ni la future collection Jimmy Choo x H&M et encore moins les chaussures «moustache» de chez Vuitton (c’est bon ne t’enfuies pas, y en aura pour tout le monde dans cet article).
Non, ce qui m’obsède en ce moment c’est l’arrêt du tabac. Alors je te vois venir, toi dont les poumons sont vierges de toutes trace de nicotine: «Et en quoi ça m’intéresse de quoi tu causes?»
Pour que toi aussi tu puisses te projeter dans le dedans de moi-même et comprendre ce que je vis, prenons un exemple. Imagine que tu puisses t’offrir «The sac», genre le parfait accessoire de grande marque. Tous les jours, tu le vois en vitrine, tu baves dessus et t’es à deux doigts de faire péter ton CODEVI pour te l’acheter. Tous les jours, tu es tiraillée entre l’envie de faire corps à corps avec lui (petite coquine va), mais en même temps t’es pas très chaude dans le fait de dépenser trois fois ton loyer dans quelques morceaux de cuir, te forçant ainsi à passer au régime pâtes au beurre pendant deux mois alors que toi les pâtes, tu les aimes plutôt à la bolo’ avec pas mal de gruyère râpé dessus (ouais, moi aussi je les préfère comme ça). Frustration extrême hein? Et bien, c’est ce que je ressens en ce moment dans mon petit cerveau de moule… Ça y’est, tu te sens un peu plus réceptive à mon désarroi?
Alors bon, je vais être franche: c’est plus une raison de santé financière que de santé du corps qui m’a poussée dans ces retranchements. D’ailleurs, je remarque que mes différentes tentatives pour arrêter de fumer ont toujours coïncidé avec des dépassements de mon autorisation de découvert. J’ai donc pensé (oui ça m’arrive) (pas trop souvent non plus faut pas déconner): «Wow facile, j’ai plus de thunes, je n’achète pas de clopes, je ne vois pas de clopes, je n’ai plus envie de fumer!»
Alors, le mec qui a inventé l’expression «Loin des yeux, loin du cœur» devait être aveugle (et il ne fumait pas non plus). Je n’ai jamais autant pensé aux cigarettes depuis que je n’en vois pas. Et je n’ai jamais fait autant de trucs débiles d’ailleurs. Morceaux choisis :
- j’ai allumé mes briquets un nombre incalculable de fois juste histoire de les entretenir; des fois que j’aurais une clope sous la main, faudrait pas qu’ils me lâchent.
- j’ai gardé des paquets vides pour sniffer l’odeur du tabac de temps en temps.
- j’ai récupéré des anciens mégots de ma sœur pour avoir au moins 2 secondes de nicotine dans le sang.
- je me suis arrêtée des dizaines de fois au tabac au bout de la rue afin de m’acheter un paquet, pour finalement acheter un timbre ou un Morpion; je finirai peut-être par gagner le gros lot (ou a défaut je dealerai mes timbres dans la cité voisine…)
En dernier recours et comme je suis rien qu’une conne qui s’appuie toujours sur les autres, je comptais donc sur tous ceux que j’aimeeeuh. J’ai lu quelque part (ou je l’ai rêvé) que quand on prend ce genre de décisions, il faut que votre entourage vous soutienne. Bah je peux te dire que la famille et les amis ne sont pas très réceptifs. Sache déjà qu’à l’heure où j’écris ces mots, mon beau-frère s’en grille une dans le salon. Et niveau potes – fumeurs ou non-fumeurs, ne faisons pas de discrimination – ce sont rien que des langues de putes (oui, les mecs aussi). Quand je leur ai dit que je voulais arrêter de fumer, j’ai eu droit à :
«Non mais attends, à quoi ça sert d’être en terrasse pour boire un verre si on n’en profite pas pour fumer une clope ?» (Mes amis aiment me prendre par les sentiments)
«Hé, t’es pas enceinte quand même ? Dis-moi que t’es pas enceinte ! Parce que sans mec fixe, c’est chaud quand même…» (Mes amis aiment remettre sans cesse sur le tapis mon non-sens de l’engagement amoureux)
«C’est pas genre la sixième fois que tu nous dit ça cette année?» (Mes amis aiment parler de mon manque de volonté légendaire)
«Ah mais si t’arrêtes c’est 5 kilos dans la face direct! Tu vas manger encore plus mal que d’habitude…» (Mes amis aiment souligner l’existence de mes bourrelets du bonheur)
«Ah mais je reviens d’Espagne je t’ai pris une cartouche. Et je connais personne d’autre qui fume ces cigarettes…» (Mais amis connaissent mon amour pour tout ce qui est gratuit)
Alors oui je sais, je ne suis pas aidée. Je ne devrais pas parler de «langue de putes» mais plutôt d’une «bande de putes».

















Emma (19 octobre 2009) :
Ou sinon pour continuer à fumer sans se ruiner et finir avec ton it-bag au bras, il suffit de taxer des clopes à tes amis ou collègues de travail (à raison d’une ou deux fois par jour!)
lola (19 octobre 2009) :
@Emma.
Oui mais après tu risques de ne plus avoir d’amis, ou de voir tes collègues de bureau te fuir régulièrement…
La meilleure façon d’arrêter de fumer, c’est de se trouver une autre addiction : un mec, DES mecs, ou le sport pour les plus fortes…
cremlystella (21 octobre 2009) :
ou alors tu te met à fumer des roulées mais porter un « it bag » avec des doigts jaunes c’est pas trop la classe
la meilleure façon d’arrêter de fumer c’est……… prrt en fait je ne sais pas, j’aurais arrêté depuis longtemps sinon
flavor magazine (22 octobre 2009) :
Moi aussi je veux arrêter de fumer. A mon niveau, ça tient du miracle de Lourdes.
Hak' (22 octobre 2009) :
Emma: chui d’accord avec lola, c’est un coup à te faire traiter comme une lépreuse au taff et à plus recevoir aucune invit’ des potes pour l’apéro…
lola: le sport pfffft ouais non merci ça va aller (ceux qui me connaissent savent que c’est même pas une option) et les mecs bah ça change rien, chez moi une addiction n’en chasse pas une autre, je les accumule en fait
stella: hinhin j’ai fumé des roulés à une époque mais bon moi l’histoire des doigts jaunes en fait ça m’est jamais arrivé, ptètre l’avantage d’être noire
fm: le truc c’est qu’en fait moi aussi je pense que ça doit tenir du miracle, à chaque fois que je pense tenir je me trouve toujours une excuse de merde pour m’y remettre