

Courtney Cox dans la série Cougar Town: entre le ménage, la cuisine et la vaisselle, il faut savoir faire une pause…
La légende urbaine selon laquelle le fantasme absolu du mâle lambda se résumerait à une grande blonde peroxydée au teint carotte, aux lèvres de merlu, aux boobs proéminents et de préférence très jeune, ne se vérifie pas toujours. Non pas que je me lance dans un sujet socio-sociétal, j’ai juste lu mon journal télé et sa grille des programmes récemment, et me suis rendu compte d’un « truc de ouf »: la jeunesse « amour, gloire et beauté », ça fait plus rêver (trop surfait). Dorénavant, ce sont les aventures des femmes ménopausée à la cuisse légère, aussi appelées Milf (Mother I’d Like to Fuck) et plus généralement les Cougars (les quarantenaires à la libido incendiaire) qui nous fascinent et font fantasmer nos mecs. Il suffit de voir comment les nouvelles versions de Beverly Hills et Melrose Place ainsi que la série The Beautiful Life avec leurs bimbos californiennes peu farouches aux minijupes raz la frisette se font mettre une trempe par les Desperate Housewives, et plus récemment par Cougar Town la nouvelle série avec Courtney Cox diffusée sur ABC. L’ex Monica de Friends y joue une mère de famille divorcée qui en a raz le brushing de sa vie de mémère et trompe son ennui « en partageant sa couche » avec de beaux jeunes hommes. Grrr, la vilaine maman…
Avant (Annalynne McCord de 90210), après (Kim Cattrall de Sex & the City): la Cougar est-elle l’avenir de la Bimbo?
Mais la Cougar transpire-t-elle autant le sexe que ça? Quand on en parle autour de soi, on se rend vite compte que chez les mecs le regard se fait tout à coup lubrique, et on entend pêle-mêle des « une femme plus âgée a plus d’expérience que sa fille pré-pubère », ou « avec elle c’est moins prise de tête ». Rajoutons que le syndrome Jesus Luz/Ashton Kutcher (respectivement les toy boys de Madonna et Demi Moore) y est pour beaucoup, et que le côté « hey j’me tape une femme « mûre », la classe! » est plus glorifiant qu’un « j’viens de pécho une mannequin ukrainienne de 16 ans au bord du coma éthylique à la sortie du Baron ». Comme en ‘68, ce serait à nouveau l’occasion pour nos mères dans un élan révolutionnaire de brûler leurs soutien-gorges en criant « les jeunettes on n’en veut plus, les vieilles les Cougars sont dans la rue! ». D’ailleurs, ça me fait penser à cette phrase que « pause caca » dans American Pie prononce à la fin du film (j’assume totalement mes références culturelles): « c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures confitures »…
je ne sais pas qui a écrit cet article mais qui que soit : MERCI !