

La Fashion Week parisienne aurait-elle un mauvais karma?
Après un défilé Nina Ricci où il y avait plus de mannequins que d’invités, après le boycott anti Lindsay Lohan au défilé Ungaro, il semble que ce soit au tour de Martin Margiela d’être frappé par la malédiction fashion.
Voilà 4 saisons maintenant que la rumeur court plus vite qu’une fashion editor en retard à un défilé Balmain: Martin Margiela aurait quitté le navire après le rachat de la griffe par Renzo Rosso, le fondateur de Diesel (il faut dire que les jeans déchirés de l’italien n’ont pas grand chose à voir avec les blazers immaculés et surdimensionnés du belge).
Loin de faire taire les rumeurs, la politique d’Omerta qui fait principe chez Margiela attise spéculations et fascination au sujet du designer. Jamais pris en photo, jamais interviewé si ce n’est par fax, Martin Margiela ne signe sa présence que par l’avant gardisme de ses créations reconnaissables entre mille, deux fois par an.
Ca c’était l’époque où effectivement, ses créations reconnaissables entre mille faisaient se pâmer les it-girls adeptes du créateur.
Seulement voilà: jeudi dernier, c’était plutôt stupeur et tremblements sur le Front Row. La déconstruction et le blanc monacal de Margiela ont laissé place à un défilé tout en couleurs flashy et autres imprimés tropicaux, tandis que le minimalisme artisanal cher au designer belge a été remplacé par un trop plein de drapés shinny aux accents ritals.
Alors Martin, kidnappé par Renzo Rosso et remplacé par un directeur artistique plus porté sur le Martini que sur la Bière belge?
Il se murmure les noms de Raf Simmons et de Haider Ackermann le long des podiums. Ce qui est sûr, c’est que la collection printemps/été 2010, toute kitschissime qu’elle était, a été présentée dans une ambiance plutôt morbide.
Entre la consternation du Front Row et l’esprit Margiela inexistant, voilà bien un défilé aux allures de veillée funèbre.
LEAVE MARTIN ALONE !
Oh mon Dieu, mais j’avais pas vu, ça ! Je suis sans voix. Je trouve ça criminel (non, non, le mot n’est pas trop fort…). C’est aussi completement con, ils croyaient que ça passerait inaperçu, des imprimés tropicaux chez Margiela ?
Damn…