

La chronique du lundi matin est signée par la blogueuse « ghetto » Sue Ellen : Enjoy !
C’est un article que j’hésite à publier depuis, oh, au moins depuis l’époque où je postais encore régulièrement.
Si j’ai hésité aussi longtemps, c’est parce que vous même n’oseriez jamais faire un post sur les longues soirées que vous passez à triturer vos points noirs, ni sur votre passion adolescente pour votre professeur principal en 5e, ni sur votre film préféré si Sandra Bullock joue dedans.
Moi les détails honteux, vous l’aurez remarqué, c’est ma came.
Faire rigoler les copains en leur racontant comment je me suis fait flasher en cours de conduite, vous faire le récit de mes déboires avec mon voisin pervers, ça tient limite de l’instinct.
Enfin, ça, c’était avant le DRAME.
Oui, LE DRAME aka le-jour-où-Madame-Sue-Ellen-Mère-m’a-laissé-entendre-qu’elle-me-soupçonnait-d’être-à-voile-et-à-vapeur, tout ça parce que je lui expliquais que j’étais plus branchée 8.6 entre vrais mecs que Cosmopolitan entre pétasses (il faut dire que les rares copains mâles de ma mère sont tous gays comme des pinsons, alors elle peut pas comprendre).
Bien sûr, cette histoire, c’était du pain béni pour moi, et je me suis empressé d’aller la raconter aux copains.
Ah, ça, les « Goudoubusters » et autres « 4 goudous et un enterrement » publiés en continu sur ma page Facebook, je les voyais arriver de loin. Ce que j’avais moins prévu, ce sont les proportions scandaleusement énormes qu’a pris ce qui n’était censé être qu’une de ces anecdotes graveleuses dont je croyais avoir le secret.
…
Il paraîtrait que je l’ai bien cherché
J’habite entre le Bears Den et le Gay Choc (oui, un hétéro dans le 4e, c’est aussi suspect qu’un rmiste qui habite Avenue Foch)
Ma chanson préférée du moment c’est Bistouflex de Seth Gueko
Je porte des lunettes de vue qui font le triple de ma tête et le 501 de mon père
Les copains m’appellent « mec » sans se rendre compte que j’ai même pas de pénis
En revanche, j’ai un taux anormalement élevé de testostérone (true story)
Je parle comme une poissonnière
Et bien sûr je rote comme un camionneur
…
Toujours est-il que le jour où mon copain Patrick Bateman m’a appelé et a hurlé « CA VA MA GROSSE GOUDOU » dans le combiné, j’ai un peu eu envie d’arrêter la rigolade. Il faut dire que c’était le jour où j’avais laissé mon téléphone cellulaire au boulot, et après que ma boss ai répondu « La grosse goudou n’est pas disponible », je suis officiellement devenue la pauvre stagiaire à la sexualité troublée du bureau.
Depuis, la moindre discussion innocente avec un mec plein de thunes futur mari potentiel fait naître en moi la trouille de voir un gros crétin de mes amis me taper sur l’épaule en chuchotant « alors, on change de bord? » (vis ma vie de Josiane Balasko)
Et puis finalement, après que ma vie rêvée de lesbienne ai ruiné ma vie amoureuse et professionnelle (c’est une blague, je n’ai jamais eu ni l’une, ni l’autre), je me suis rendu compte qu’il valait toujours mieux être une fausse lesbienne qu’un vrai gros naze.
Un soir, une copine qui voulait fourrer sa langue dans la gorge d’un type quelconque m’a supplié de me faire passer pour une lesbienne auprès de ce dernier, histoire que je lui casse pas son coup.
Et d’enchaîner « Alors Sue Ellen, qu’est ce qui te plaît chez les filles? »
« La question, c’est pas ce qui me plaît chez les filles, mais plutôt ce qui me plaît pas chez les mecs » j’ai répondu, avec toute la subtilité qui me caractérise.
J’ai jamais trop su comment c’était terminé la soirée pour les autres (je m’étais endormie sur le plancher) (encore une belle soirée pour Madame Ewing) mais deux jours plus tard, le type en question a été raconté à sa bande de nazes « qu’il s’était envoyé une lesbienne », (je suppose qu’il avait du voir ça dans un film érotico-cheap de M6).
Alors passer pour une goudou, je veux bien, mais passer pour une professionnelle de l’amour même pas tarifé, je le vis moyen bien.
Désormais, ce sera gloss, battements de cil, gloussements, Get Vodka Perrier à tous les étages, et TANT PIS SI JE FINIS PAR PASSER MES SAMEDI SOIRS AU QUEEN.
Lauve
Un taux anormalement élevé de testostérone ? Génial ! Et ça se manifeste comment ?
C’est vrai ça ! moi aussi je me demande comment se manifeste le taux de testostérone anormalement élevé…
Okay, à vous je peux le dire, en vrai je dois m’épiler la moustache tous les matins et j’ai un début de pomme d’Adam.
Non, en vrai, c’était écrit sur les 5 derniers rapports de test sanguin que j’ai fait, mais je crois pas encore en être arrivée au point où je vais transpirer du redbull
t’as vraiment un copain qui s’appelle Patrick Bateman comme dans American Psycho ?
J’pense que si à la limite y a des meufs qui flashent sur toi et qu’elles te paient des coups, pourquoi pas…
c’est pareil pour moi: une fille qui sort, qui boit, qui adore parler de pets et de caca, ben même avec une robe, dans la tête des gens c’est une brouteuse de minous..
mais non!! J’aime la bite, sacrebleu!
ton article defonce ma petite Goudou
La bloggeuse »ghetto » c’est gang tout ca .