How to Make it in America: Hustle Stories

Culture

17 mars 2010

Lancée en fanfare sur HBO le 14 février dernier, cette série respire tellement [...]

Facebook Twitter Commentaires3

Lancée en fanfare sur HBO le 14 février dernier, cette série respire tellement le cool qu’on serait presque déçues de la voir rediffusée sur TF1 ou M6, un mauvais doublage en prime.

Chronique paradoxale d’une jeunesse à la fois socialement « in da place » et professionnellement râtée, How To Make It In America propose un rêve américain moderne qui s’invente dans l’Amérique Yes We Can d’Obama, et qui tord le coup aux gros clichés ambiance Cocaïne Party à Miami, le tout sur fond d’histoires d’amour plus compliquées que les mots croisés de l’édition dominicale du Times.

Sous le prétexte des codes de la débrouille urbaine en temps de crise, le nouveau bijou de HBO est une carte postale de New York moins glitter que Sex and the City mais au moins aussi glamour, joliment assortie d’une bande originale aux accents hip hop, célèbrant une ville que l’on découvrait sur MTV au début des 90′s.

Fiche de présentation d’une série franchement inspirante.


L’histoire:

La vingtaine bien entamée, Ben, Cam et Domingo sont « une bande de mecs sympas » qui évoluent entre le Manhattan underground, Brooklyn et le Bronx. Impeccablement lookés, ils sont beaux, hypes, mais constamment à découvert. De la création foireuse d’une ligne de planches de skate à quelques ventes à la sauvette de cuirs tombés du camion, ils décident de lancer Crisp, une ligne denim inspirée du New York des 70′s. Comme tout n’est pas si facile dans la Big Apple, ils vont se retrouver confrontés à des magouilles pas possibles, oscillant entre designers d’avant garde et gros mafiosos cubains.

Les personnages:

On s’attache facilement aux personnages principaux, de bons gentlemen loosers, puisqu’on connaît nous aussi au moins un DJ fauché voué à la gloire / un soit disant DA qui monte le label du siècle / un moitié graphiste, moitié bloggeur en train de créer LE magazine qui va cartonner / un vague « photographe de soirée » sur le point de reléguer Terry Richardson au rang d’assistant photographe du canard local (rayer la mention inutile).


Au premier plan, on a Ben et  Cam, les meilleurs poteaux, ambiance « Sisi la Famille »: le premier, c’est la force tranquille, le Cerveau de l’équipe à l’énergie créatrice. Le second, c’est le débrouillard, roi de la tchatche et des magouilles. Autour d’eux gravitent quelques party harders branchés (notamment un Kid Cudi plutôt crédible), ainsi qu’une nuée de petits personnages qui viennent dessiner un univers new yorkais aussi efficace que caricatural.

De la boss à la fois confidente et castratrice au trader friqué mais méprisé, en passant par le mafieux cubain ultra respecté mais qui a peur de sa grand mère, l’ambiguité constante donne à chaque personnage une couleur particulière qui suscite chez nous une certaine empathie. Un vrai défi pour une série de 25 minutes qui n’a pas choisi la facilité en ayant recours à l’habituelle méthode du « un épisode= un personnage » (voir Lost, Skins).

Ce qu’on en pense:

Produite par Mark Walhberg, How To Make It In America est un peu à Entourage ce que Gossip Girl est à 90210: une version intellectualisée, moins show biz, un poil branchée, en bref, avec moins de Roberto Cavalli et plus de Proenza Schouler.

Du coup, si tout n’est pas rose dans How To Make It In America, tout est très léché, esthétisé à l’extrême, avec un montage qui est plus de l’ordre du clip arty que de la série lambda. Les lofts à briques apparentes sont des hommages au design scandinave vintage, et les soirées à l’Avenue sont branchées au point qu’on est presque surprises de n’avoir pas encore vu Alexander Wang ou The Selby en guests.

HBO nous sert donc un étalage de bon goût et de pointu qu’on n’osait plus espérer d’une série TV, ce qui est, certes, très rafraîchissant, mais n’espérez pas croiser un cracké sans son tee shirt American Apparel dans cette version franchement idéalisée/assumée de la Grosse Pomme.

En attendant les DVD, faisons-nous plaisir avec le générique de la série et la chanson qui l’accompagne, « I need a dollar » d’Aloe Blacc!

Galerie Photo


Commentaires

  1. Célinette (17 mars 2010) :

    KING OF LONDON !!!

    Répondre

  2. dubitatif (17 mars 2010) :

    j’avais vu le 1er épisode sans être super emballé mais ce post m’a vraiment donné envie de voir la suite.
    (si vous m’avez survendu un truc tout pourri je me vengerai)

    Répondre

  3. Jul's (17 mars 2010) :

    La série est cool mais manque de rythme. Mais je reviens chaque semaine pour Bryan Greenberg. J’y peux rien il me fait craquer

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


Flavor Magazine - 25 / 27 rue de la Folie Méricourt - 75011 paris - tél : 01 42 40 06 63
© 2009-2011 flavor-magazine.com est un site des éditions Brotherhood. ContactInfos LégalesAnnoncez dans Flavor • conception & réalisation : Vs