Nothing but a heartache par Sweet Sunshine

Culture

8 novembre 2010

La chronique de la semaine est assurée par la délicieuse et non moins [...]

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La chronique de la semaine est assurée par la délicieuse et non moins inimitable Sweet Sunshine. Elle nous donne la marche à suivre pour survivre en cas de rupture 2.0.

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Mes chers enfants (oui ben CA VA Senna, j’essaie d’instaurer une certaine connivence entre nous, encouragez-moi un peu),

Dans le but de m’adapter à la déprime hivernale qui vous gagne petit à petit, aussi fourbe qu’un prime-time des Simpson un soir où vous avez un mémoire à finir, j’ai décidé d’aborder aujourd’hui le douloureux sujet de la rupture 2.0. Tout est très bien pensé : grâce à cette connivence habilement créée entre nous il y a cinq lignes, vous me pardonnerez de vous déprimer encore plus.

(« Elle est mauvaise ! Elle est insidieuse ! Elle est Cortex, cette petite souris cobaye, baye, baye , baye !», vous exclamez-vous d’un air révolté mais néanmoins admiratif.)

En des temps désormais révolus, votre mec vous plaquait en vous envoyant une lettre parfumée pleine de justifications. Ou il vous disait qu’il avait Guerre de Sécession et que du coup votre relationship était quelque peu compromise. Vous n’étiez pas très contente, vous pleuriez dans votre crinoline et vous conserviez une mèche de ses cheveux pendant 7 ans, mais au moins votre Valmont ne revenait jamais vous hanter. (L’anachronisme est une notion vachement surfaite, vous trouvez pas ?)

Flash forward to notre époque de destruction. Vous rencontrez un garçon charmant. Vous n’êtes que paillettes, libellules et cascades enchantées. Oui oui oui, vous faites la maline mais vous avez déjà choisi « votre » chanson, parce qu’un jour vous mangiez des pâtes et que la chanson en question passait à la radio, c’est trop un SIGNE t’as vu ? Et juste au moment où vous commencez à prendre un petit air satisfait de nana maquée, BIM, Jean-Robert vous largue dans la violence la plus incommensurable (musique dramatique).

L’histoire devrait s’achever là. Sauf que non. On ne te remercie pas, époque de destruction, ON NE TE REMERCIE PAS.

La problématique du téléphone

Que faire du 06 de Jean-Robert ? Ce 06 que vous mettiez beaucoup d’attention à ignorer mais dont l’apparition sur votre écran suffisait à faire palpiter votre petit cœur ? Ce 06 qui vous faisait ricaner, puis tenter de prendre une voix à la fois détachée et digne de 3615 Ulla (pour info, ça marche pas et vous avez juste l’air saoule/droguée/sous l’empire d’une maladie mentale quelconque) ?

Option 1. Vous ne l’effacez pas. Je désapprouve. Je vous jette des tomates, mais c’est pour votre bien.

Option 2. Vous l’effacez mais vous le connaissez par cœur : vous finirez par l’appeler, mais je salue vos efforts.

Option 3. Vous l’effacez et vous ne le connaissez pas : vous êtes une rageuse. Vous laissez votre destin entre les mains de ce foutu Jean-Robert, qui a tout pouvoir de vous appeler ou pas, et renoncez à faire quoi que ce soit pour le récupérer parce que merde, if he liked it then he should have put a ring on it. Après l’inévitable période où vous insulterez chaque numéro inconnu qui vous appellera, vous oublierez tout simplement l’existence de Jean… Jean qui ?

La problématique des réseaux sociaux, ces bâtards

Deux écoles s’affrontent.

Il y a les masochistes, qui refusent catégoriquement de supprimer Jean-Robert de leurs amis Facebook et de l’unfollow sur Twitter. Celles-ci se disent qu’elles maintiennent ainsi une certaine proximité avec Jean-Robert, qui comprendra que ce lien vers la nouvelle chanson de Vitaa est une allégorie de leurs sentiments qui sont toujours les mêmes qu’auparavant han han nan nan nan nan nan. Que Jean-Robert ne va pas tarder à tweeter sa dépression latente par le biais d’un « #FF @AlloSuicide : ma vie est une vallée de larmes, je ne peux plus vivre ainsi, adieu triste monde ».

SAUF QUE NON, bande d’idiotes. Vous verrez les soirées de ouf que passe Jean-Robert avec ses potes, les wall posts de ses ex, et ses tweets à base de smileys et de trucs qui n’ont rien à voir avec vous. Vous finirez par vous sentir menacée par un simple « Jean-Robert mange une pomme », vous deviendrez alcoolique, vous attraperez le SRAS, vous perdrez votre boulot, vous devrez déménager sur un terrain vague de St Quentin-la Motte-Croix de Bailly, vous aurez six enfants mutants qui vous battront et vous mourrez dans d’atroces souffrances.

Et il y a les rageuses, encore elles.

La rageuse vire toute trace de Jean-Robert de sa vie 2.0. Ce qui a deux avantages : d’une part, vous éviterez de vous tuer à chaque nouvelle action de ce cher enfant. D’autre part, vous pourrez l’insulter, dire qu’il vous manque, l’insulter à nouveau, vous réveiller à 3h du mat pour annoncer à vos contacts que vous êtes trop over it mais que vous allez quand même l’insulter encore un peu pour la route. Vous passerez pour une vieille rombière aigrie, MAIS avec l’épuisement des épithètes et l’absence de Newsfeed ajoutant du grain à moudre à votre haine, vous oublierez tout simplement l’existence de Jean… Jean qui ?

Conclusion péremptoire du jour : pour bien gérer sa rupture 2.0, agir comme une rageuse. Point.

Et by the way, je donne des conseils mesquins et absolument dénués de maturité si je veux, on n’est pas dans « Toute une histoire » ici, non mais.

le blog de Sweet Sunshine ICI


Commentaires

  1. Aurélie - Pulpa (8 novembre 2010) :

    J’espère que tu appliques toi même les actes d’une rageuse ma chère…

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  2. Mathilde (8 novembre 2010) :

    LOL mais bien sûr que je l’ai fait enfin, du moins pour le dernier en date, tu sens pas l’aigreur de la fille qui raconte sa propre vie là?

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  4. Barbara (8 novembre 2010) :

    Délicieux… Comme toujours ma petite rageuse de Sweet Sunshine!

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  5. Mathilde (9 novembre 2010) :

    Barbara: <3

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  6. Caroline (9 novembre 2010) :

    Putain ca me rappelle mon caribou… Moi j’opte pour la version rageuse, c’est tjs plus fun de se moquer de lui dans son dos

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  7. Mathilde (10 novembre 2010) :

    Caro: Y avait de quoi se moquer en même temps, jolie!

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