Cette semaine, Camille nous fait découvrir une marque Australienne, The May Label
Si Jean Shrimpton avait encore 20 ans, sa silhouette de crevette (qui lui valut le célèbre surnom de the Shrimp) aurait probablement jeté son dévolu sur the May Label: une étiquette qui fleure bon la légèreté du Swinging London dans une version aborigène moderne.
Fort d’un succès retentissant, les points de vente maison poussent comme des champignons en O.Z (à prononcer Aussie) tandis que les modèles phares s’étalent sur la plupart des magazines mode du pays.
Le mystère plane autour de cette griffe née à Melbourne en 2009, plébiscitée par tous les e-shops australiens aux noms délirants (Princess Polly ou Pitbull Mansion). Le royaume du Vegemite est connu pour son style sobre et efficace où les deux collections annuelles ne semblent faire qu’une saison.
Un mois de Mai sans fin justement. Gracile et toute en jambe, l’égérie May semble incarner la belle plante branchée de l’hémisphère sud, du genre à lire Russh Magazine en écoutant les stars locales, le génial collectif de The Avalanches. D’après les prévisions, l’hiver sera court et dans tous les sens du terme.
Micros longueurs, zip et doubles poches, les détails des robes n’inventent rien mais fonctionnent comme une évidence, le chic en take away. En France, on a désormais Carven et ses NAPPYS bien réchauffées, à Melbourne on a MAY et ses poupées qui s’envoient occasionnellement un bon slasher local. Une philosophie versatile et dépouillée qui va à l’essentiel, plus relax que la préciosité française. Preuve que les Australiens cultivent ce néologisme fumeux si cher aux fashionistas (Effortless) comme personne.

























