Dernier crush en date de la rédaction, Iggy Azalea est une machine de guerre australienne de 21 ans, débarquée à Miami à 16 ans sans Visa ni argent, mais tout ce qu’il faut d’atouts physiques et vocaux.

Repérée par Elite (qui lui proposera un contrat en échange de quelques kilos perdus au niveau des hanches), elle frôle en permanence la limite entre grande classe et attentat au bon goût avec une aisance déconcertante.

Que faut-il retenir d’Iggy Azalea?

-Que pendant son enfance (d’un ennui mortel), elle a été la weirdo de l’école, se réfugiant dans les XXL et Vibe Magazine d’import qui entretenaient ses fantasmes de hip-hop américain.

-Qu’elle voue un culte à Grace Kelly (dont le côté sombre la fascine) et Tupac (dont elle a attendu la résurrection en 2007, en bonne adepte de la Seven Days Theory)

-Qu’ayant découvert le rap à l’époque de Eve et Missy Elliot, les dernières vraies reines du rap putassier sont sa plus grande influence.

-Que son flow en fait la digne héritière de Ludacris et Lil’Kim.

-Que c’est le clip très drôle (et censuré) « Two Times » puis le génial « Pu$$y » qui l’ont propulsée dans la cour des grands, sans avoir eu le temps de moisir dans la catégorie « Curiosités du Web« .

En poussant à l’extrême le contraste entre un look sur-étudié à la Jerry Hall (faux cils, débauche de cuir et de quincaillerie clinquante) et un environnement ultra white-trash, Iggy et sa chevelure de Barbie entretiennent les paradoxes: grossière mais pas vulgaire, langage de charretier mais port de reine, jeune blanche dans monde de rap black et macho.

Et si la provoc facile qui va de paire avec ce statut nous rebute dans certains cas, chez Iggy, elle est vite balayée par son visage de poupée façon Traci Lords.

Dans « My World », son dernier clip (qui prend 100 000 nouvelles vues par semaine), elle enfile les clichés comme d’autres enfilent les perles (clin d’oeil ringard à Scarface, tenue de pom pom girl en taille 8 ans, machine à fumée volée dans une discomobile) pour notre plus grand plaisir:

Au final, le seul point faible notable chez Iggy Azalea reste le fait qu’elle est en situation pas trop légale aux Etats-Unis (sans Visa, elle est forcée de retourner en Australie tous les 3 mois), ce qui lui interdit de faire des concerts. En attendant qu’une grosse maison de disques ne se charge de débloquer la situation, qu’on ne vienne plus nous dire qu’il faut être castratrice comme Diam’s ou moche comme Kreyashawn pour avoir le don rapologique quand on est blanche.

« Ignorant Art », la mixtape de Iggy Azalea est en téléchargement gratuit ici.

Texte: Constance Dovergne

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Commentaires

  1. Emily Ulrich (17 janvier 2012) :

    What a dynamite body! She has a truly interesting expression to her.

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  2. xa (20 janvier 2012) :

    top bonn

    Répondre

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