Cantonné généralement aux rôles de joyeux luron de service, Jean Dujardin nous laisse sans voix en livrant une performance impeccable et touchante dans le film muet The Artist.
L’histoire : George Valentin est une star du cinéma muet des années 20. Tandis que les studios hollywoodiens prennent la voie du parlant, il s’obstine à s’illustrer dans le muet jusqu’à tomber dans la déchéance et l’anonymat…
La botte secrète : Jean Dujardin démontre ici toute l’étendue de son talent dans ce film à l’esthétique léchée et rétro : versant tour à tour dans le théâtral puis dans la retenue, sa prestation est remarquable (normal donc qu’il ait raflé le prix d’interprétation masculine à Cannes cette année). Mais on peut aussi compter sur ses excellents partenaires à l’écran : la belle Bérénice Béjo (vue dans OSS 117 : Le Caire nid d’espions) et, surprise, l’acteur américain John Goodman (vu dans la série Roseanne et The Big Lebowski).
Ce qu’on en pense : après avoir révolutionné la comédie française avec son (déjà) culte OSS 117 – démontrant qu’il existe bien une alternative à l’humour lourd des Ch’tis et autres humoristes échappés du Jamel Comedy Club – voilà que le réalisateur Hazanavicius s’attaque au cinéma muet en noir et blanc alors que la plupart de ses confrères ne jurent plus que par la 3D. Chiant ? Non, plutôt une belle leçon de ciné confirmant que, parfois, le silence est vraiment d’or.
The Artist de Michel Hazanavicius avec Jean Dujardin, Bérénice Béjo, John Goodman…















