L’acteur flamand, inconnu au bataillon français, nous décroche un véritable coup de poing avec son film «Bullhead»: l’histoire d’un trafiquant d’hormones dans le milieu rural belge. Dit comme ça, ça ne fait pas rêver, mais le film réalisé par Michael R. Roskam est un véritable petit bijou. Mais pourquoi parier sur Matthias Schoenaerts ?
C’est le nouveau Tom Hardy
Pour incarner le personnage de «Bullhead», Jacky Vanmarseville (éleveur de bovins dans la campagne du plat pays, trafiquant d’hormones et toxicomane), l’acteur belge a dû glaner plus de 30 kg: «Le personnage est une sorte de créature de Frankenstein. Il fallait que ce soit une montagne de muscles qui ressemble à du bétail.» Le changement est radical, impressionnant, et la comparaison avec Tom Hardy dans «Bronson» est évidente. Grâce à ce rôle de Minotaure qui a grave la haine (à cause d’un traumatisme survenu dans son enfance), Matthias Schoenaerts a tapé dans l’œil du comité des Oscars (logique, les Américains sont friands des rôles qui requièrent des transformations physiques). Du coup, «Bullhead» est sélectionné dans la catégorie «meilleur film étranger», et on espère bien qu’il raflera le prix dimanche prochain.
C’est le nouveau Tahar Rahim
C’est justement grâce à sa performance dans «Bullhead» que Matthias Schoenaerts s’est fait remarquer par Jacques Audiard. Exit donc le «Prophète» Tahar Rahim, l’acteur belge devient le nouveau poulain d’Audiard: il tiendra le rôle principal d’«Un goût de rouille et d’os» aux côtés de Marion Cotillard et de Bouli Lanners, film qui a de grandes chances d’être présenté en mai prochain au festival de Cannes. C’est sûr, on n’a pas fini d’entendre parler de Matthias Schoenaerts.
«Bullhead» de Michael R. Roskam avec Matthias Shoenaerts, Jeroen Perceval, Jeanne Dandoy, etc. «Un goût de rouille et d’os» de Jacques Audiard avec Matthias Shoenaerts, Marion Cotillard, Bouli Lanners, etc. Sortie le 24 octobre.





















