Flavor a rencontré Darco l’un des pionniers du graffiti en France et l’un des artistes en la matière le plus connu et reconnu. Il nous donne son avis sur le graff et la mode et en profite pour nous raconter son actu.
Comment définirais-tu ton style ?
Ça m’est difficile de parler de mon propre style. Il serait peut-être mieux de demander à d’autres writers. Ce que je peux dire, c’est que j’ai toujours travaillé sur les formes et la dynamique en tentant de trouver un style qui m’est propre. J’ai beaucoup travaillé sur les connections entre les lettres ainsi que leurs enchevêtrements. J’aime les lettres complexes et trouver un équilibre entre elles pour qu’elles donnent une œuvre d’ensemble et ne fassent pas juste un patchwork où elles n’ont rien à voir les unes avec les autres. J’ai aussi travaillé sur leur rythme et leur mouvement car, pour moi, le geste fait partie intégrante de mon œuvre. En effet, je vois mes pièces en trois dimensions. C’est pourquoi j’ai très vite intégré les perspectives, non pas juste en formes passives mais plutôt actives, qui font partie intégrante des lettres et lettrages… On assimile souvent mon style avec la « 3D ». Cela dit, contrairement à ce courant, je garde cette ligne claire et franche du contour, appelé « outline », car, pour le réussir, il faut un geste dextre et précis et il est difficile de tricher sur un contour : si on le rate, c’est foutu. C’est aussi pour ça que les couleurs ne viennent qu’en deuxième temps. Là aussi, je travaille sur les associations de teintes, les formes, la dynamique et les graphismes pour que l’ensemble soit équilibré et cohérent.
Tu as collaboré avec Hermès : comment ça s’est passé et comment avez-vous décidé de ce que tu allais faire pour eux ?
J’étais déjà en contact avec eux depuis quelques années. On s’est rencontrés sur Paris afin de parler du projet. Il m’ont donné un brief succint de ce qu’ils imaginaient, mais surtout sur les contraintes techniques et logistiques. Il voulaient des « punchlines » lisibles dans un style old school au format des vitrines de la boutique du Dubai Mall. Comme ils connaissaient mon travail, c’était assez simple, ils m’ont juste demandé d’être un peu plus « trash ». Ils m’ont ensuite fait entièrement confiance…





























Daoud (23 mars 2012) :
Magnifique, grandiose, salut l’artiste.
vince (26 mars 2012) :
si je comprends l’interview, ça serait donc une entente entre kidult et hermès ?